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École nationale d'administration

Entretien avec Franck Mordacq

  • 7 oct. 2017
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  • Catégorie : Portraits
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  • Auteur : Laetitia NOBLET
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Entretien avec Franck Mordacq

 

Directeur de la Réforme budgétaire au ministère de l'Economie, des Finances et de l'Industrie de 2003 à 2005, Frank Mordacq a été directeur général de la Direction générale de la modernisation de l'État (DGME), au Ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique (France) jusqu'en novembre 2007. Aujourd’hui administrateur général des finances publiques de classe exceptionnelle, il nous a présenté son parcours dans son bureau au Ministère de la Défense.

Pourquoi avoir fait l’ENA ?

C’est en classe de première, lors des journées carrières proposées par mon lycée, que j’ai découvert la fonction publique. Cela a été comme une évidence pour moi. A la sortie de l’ENA, j’ai beaucoup hésité entre les finances et l’intérieur. Mon choix s’est fait en considérant le contexte de décentralisation de 1982 où les préfets avaient moins d prérogatives qu’avant.

Quel souvenir gardez-vous de votre scolarité à l’ENA ?

J’en garde un souvenir agréable, les professeurs étaient bons, l’ouverture d’esprit large, et j’ai tout particulièrement aimé mon année de stage. J’étais à Lons le Saunier, petite préfecture du Jura, où j’ai travaillé pour la filière bois. Je garde aussi un bon souvenir de l’année j’ai été représentant des élèves. Nous avions organisé des débats en dehors de l’école avec mes camarades et avions reçu Dominique Strauss-Kahn notamment et tout un cercle de réflexion.

Est-ce vrai que la pression au ministère de la défense est particulièrement forte ?

Cela est vrai pour deux raisons. D’abord, la pression financière est très forte dans un contexte de baisse des dépenses et des effectifs de l’armée. Ensuite, l’armée fait véritablement la guerre aujourd’hui, avec dix mille militaires engagés dans les OPEX, dix mille militaires engagés sur d’autres terrains en stationnement, et dix mille en opération sentinelle en France.

Quel serait votre menu préféré ?

En plat, une escalope de veau à la crème et aux champignons. En dessert, un Succès ou alors un Merveilleux.

Qui estimez-vous ?

Le Général de Gaulle et Jean Paul II, pour leurs capacités de résistance, d’ambition pour la France, et de volonté. J’ai lu les Mémoires de guerre à treize ans, et mon Mémoire à Sciences Po sur les relations Franco-chinoises à l’époque du Gaullisme.

Si vous pouviez inventer quelque chose ?

Une machine de boutons de chemise qui ne tombent jamais.

Que faîtes-vous pendant votre temps libre ?
Je lis, il faut absolument lire ! Mes auteurs favoris sont Dostoïevski et Flaubert, et j'adore l’anthologie de poésie de Georges Pompidou. J’aime tout particulièrement Verlaine et De Nerval. 

Vos héros et héroïnes de fiction ?
Gaston Lagaffe, Achille Talon, et Tintin. Mes héroïnes préférées sont indubitablement Arwen et Galadriel, les reines des elfes du Seigneur des anneaux. Je trouve le livre de Tolkien fascinant dans la mesure où les dimensions bibliques et chrétiennes sont très présentes.

Vos films préférés ?
Tous les films de Kubrick, et notamment l’Odyssée de l’espace. 

Votre devise ?
Celle de Grinberg : « Faire face ».

Auteur :
Laetitia NOBLET

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