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Sénégal

L'assemblée générale de l'ASENA a eu lieu le samedi 16 août 2014.

 

Date de constitution : Février 2006

Président : Yoro DIA (2004-CIC)

Vice président : Abdoulaye GUEYE (2005)
Secrétaire général : Ousmane SECK (2005-CIC)
Secrétaire général adjoint : Ismaela DIATTA (2010-CIC)
Trésorier général : Seydou TOURE (2004-CIC)
Trésorier général adjoint: Massamba DIENG (2010-CIAP)
Chargé de la communication et du Fundraising : Makhtar LAKH (2008)
Président de la commission sociale : Issa WADE (2009-CIAP)
Chargé de la commission des carrières : Alassane DIALLO (2013)

Site internet : www.asenaf.org

 


 


Colloque du 12 et 13 février 2015 à Dakar
Quelles voies pour l'émergence économique du Sénégal ?

TERMES DE REFERENCES DU COLLOQUE

1.    Contexte et justification

Dans le cadre de l’exécution de son programme de travail, l’association sénégalaise des anciens élèves et auditeurs de l’ENA de France (AS-ENA) organise un colloque sous le thème « Quelles voies pour l’émergence économique du Sénégal ».
Malgré les efforts d’ajustement consentis depuis une trentaine d’années et les énormes potentialités économiques, le Sénégal est encore classé parmi les pays les plus pauvres du monde. Un sénégalais sur deux, vit en dessous du seuil de pauvreté. En 2013, il est classé 154ème  sur 187 en ce qui concerne l’indice de développement humain du PNUD. Faut-il le rappeler, le Sénégal connait depuis plusieurs décennies une croissance économique erratique avec un niveau moyen encore relativement faible pour apporter des solutions durables à la pauvreté.
Faut-il le rappeler le concept de pays émergent est né dans les années 1980 avec le développement des marchés boursiers au Sud: "Les banques d'investissement américaines cherchaient alors à vanter auprès de leur clientèle le potentiel de croissance des marchés financiers à rendements élevés de certains pays en développement", note Carlos Quenan.  Le premier à utiliser le terme « marchés émergents » en 1981 serait  Antoine van Agtmael, économiste néerlandais à la Société financière internationale, pour parler « de pays en développement offrant des opportunités pour les investisseurs ».
Les pays émergents se caractérisent par un "accroissement significatif de leur revenu par habitant et, de ce fait, leur part dans le revenu mondial est en forte progression".
Dans le même temps, ils s'intègrent rapidement à l'économie mondiale d'un point de vue commercial (en développant leur secteur exportateur) et financier (en ouvrant leurs marchés financiers aux capitaux extérieurs).
A travers le Plan Sénégal Emergent (PSE) présenté en janvier 2014 au groupe consultatif de Paris, les nouvelles autorités souhaitent faire du Sénégal un pays émergent à l’horizon 2035. Moyennant un important programme d’investissements dans les secteurs porteurs, elles souhaitent impulser une dynamique de croissance forte et soutenue ayant un impact sur le développement humain. Le programme d'actions prioritaires (2014-2018) décline les projets de développement envisagés à court et moyen terme par le gouvernement. Ce nouveau plan se veut une traduction du changement souhaité par le peuple sénégalais qui a voté en 2012 pour des politiques publiques générant de la croissance économique durable et inclusive, capable de créer des emplois pour les jeunes et des possibilités de réduire de façon significative, voire d'éliminer, la pauvreté au Sénégal.
Cependant, le PSE, loin d’être une nouveauté, s’inscrit dans le prolongement des orientations stratégiques nationales mises en place depuis 2003 à travers les DSRP 1 et 2 et la SNDES. Par ailleurs, le PSE intervient dans un contexte marqué par une forte pression sociale et des perturbations sécuritaires en Afrique.
Or, quels sont les traits communs aux pays émergents ? Comment des pays en développement sont-ils devenus émergents ?
Un pays émergent est en réalité un pays dont l'économie est en transition. La croissance d'un tel pays n'est plus basée sur l'exploitation agricole mais sur une industrie en pleine croissance.
Les pays émergents se caractérisent donc par une forte croissance économique mais le PNB par tête demeure bien inférieur à celui des habitants des pays développés. Il est constaté également que, dans ces pays, les besoins d'infrastructure, comme les voies de communications ou le logement, demeurent encore importants. Le désir de la population d'accéder à un niveau de vie supérieur pousse ces économies vers l'avant.
On  assiste dans la plupart de ces pays à une meilleure gestion macroéconomique, à une stabilisation de la situation politique et sociale.
Quelle est la pertinence du PSE au regard de ces différentes expériences de développement ? Doit-il être amélioré ou complété sur certains aspects ?

L’enjeu de l’émergence ne s’arrête pas à la définition d’une stratégie aussi pertinente soit-elle mais réside bien souvent sa mise en œuvre concrète. Là aussi, il est intéressant de se pencher sur les expériences réussies : quelles leçons en tirer pour parvenir à une mise en œuvre effective et efficace du PSE ?
C’est dans ce cadre que se tient le colloque dont l’ambition est de permettre à l’ASENA et ses partenaires d’apporter sa contribution au débat sur la question de l’émergence économique du Sénégal.

2.    Objectif du Colloque
2.1.    Objectif global
Le colloque a pour objectif global de réfléchir aux voies et moyens par lesquels le Sénégal pourrait accéder à l’émergence économique dans un horizon temporaire maitrisé.
2.2.    Objectifs spécifiques
Les objectifs spécifiques du colloque sont les suivants :
•    analyser le PSE et le comparer aux stratégies réussies qui ont été mises en œuvre par des pays aujourd’hui émergents ;
•    proposer des pistes d’amélioration ;
•    analyser la mise en œuvre des stratégies de développement de ces mêmes pays aujourd’hui émergents ;
•     identifier les risques dans la mise en œuvre du PSE et proposer des mesures de mitigation pour une mise en œuvre réussie.


3.    Résultats attendus
•    Une analyse du PSE est faite ;
•    Des pistes pertinentes d’amélioration sont identifiées ;
•    Des propositions sont faites pour une mise en œuvre effective ;
•    Un document de synthèse des travaux est disponible ;
•    Un cadre de partenariat solide et dynamique entre l’AS-ENA et les intervenants est ébauché.

4.    Méthodologie et thématiques du colloque
La méthodologie retenue permet à l’ensemble des participants d’échanger sur les thématiques retenues. Un modérateur et un  rapporteur sont choisis pour chaque panel  pour assurer respectivement l’animation des débats et la conservation de la mémoire des échanges. Ils sont chargés, à la fin de l’atelier, de faire la restitution des débats. Une lettre de mission est rédigée pour chaque sous-thème.

Les communications des intervenants devraient être déposées au secrétariat de l’AS-ENA au plus tard 15 jours avant la tenue du colloque. La durée des communications est de 15 minutes.
La réflexion de l’atelier s’articule autour de  trois  grandes thématiques :
•    analyse du PSE : efficience de la gestion macroéconomique, sécurité, cohésion sociale et intégration.
•    les outils incontournables pour une mise en œuvre effective du PSE : modernisation de l’Etat, réforme de l’Administration, gestion opérationnelle de qualité et gouvernance ;
•    quel schéma de financement  pour l’émergence économique du Sénégal ? La question des Nouvelles Régulations économiques, du développement des PPP, de  l’épargne, de l’investissement et des marchés financiers.
Chaque thématique sera scindée en sous-thèmes avec des lettres de mission spécifiques.

5.    Date, lieu et participants
Le Colloque aura lieu à l’hôtel King Fahd Palace (Ex. Méridien Président), les 12 et 13 février 2015 et se déroulera selon le chronogramme annexé. Environ 200 personnes y prendront part :
•    Autorités gouvernementales ;
•    Autorités diplomatiques ;
•    Représentants résidents des agences de coopération ;
•    Représentants des associations nationales ;
•    Représentants de la société civile ;
•    Personnes ressources ;
•    Organisations patronales ;
•    Organisations syndicales ;
•    Association sénégalaise  des anciens élèves et auditeurs de l’école nationale d’administration de France (AS-ENA)
•    Associations sœurs (magistrats, administrateurs civils, inspecteurs du Trésor, Inspecteurs des impôts et domaines, inspecteurs du travail, commissaires aux enquêtes économiques, inspecteurs de la jeunesse, etc.).
 




PANEL N°1 : ANALYSE DU PSE : EFFICIENCE DE LA GESTION MACROECONOMIQUE, SECURITE, COHESION SOCIALE ET INTEGRATION

Le gouvernement du Sénégal, à travers le PSE, a adopté et partagé avec ses partenaires techniques et financiers un nouveau cadre de planification de son développement économique et social.
Le PSE est adossé sur la mise en œuvre diligente d’un portefeuille de projets phares et des réformes indispensables à un cadre propice à une croissance accélérée.
Le Sénégal a certes entrepris, au cours de ces dernières années, des réformes pour s’adapter au contexte national et international changeant en essayant, entre autres, de maintenir la stabilité macroéconomique et financière, d’améliorer la qualité du service public, de réduire la pauvreté, de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et de renforcer la gouvernance économique et financière. Ces réformes ont permis d’atteindre des résultats non négligeables dans les performances de l’administration publique.
Cependant d’importants défis restent à relever pour permettre à celle-ci d’assumer son rôle de leadership au moins dans trois domaines qui conditionnement la réussite ou l’échec du PSE : (i)  elle doit veiller à ce qu’aucune couche sociale ne soit en rade dans le processus de mise en œuvre des programmes du PSE pour une croissance inclusive qui intègre les générations futures ; (ii) elle doit aussi dans la concertation et la coopération tout faire pour relever le défi de la sécurité parce qu’il ne peut pas avoir de développement s’il n y pas une paix et une sécurité durables ; (iii) face l’exigüité du marché intérieur, toutes les mesures nécessaires devraient être prises pour permettre à nos entreprises d’accéder aux marchés sous régional, régional et international.
Les interventions des panélistes permettront d’aborder de manière critique le profil de gouvernance actuel afin de faire des propositions idoines en partant des meilleures pratiques constatées dans le monde.


PANEL N°2 : LES  FACTEURS INCONTOURNABLES POUR UNE MISE EN ŒUVRE EFFECTIVE DU PSE : MODERNISATION DE L’ETAT, REFORME DE L’ADMINISTRATION, GESTION OPERATIONNELLE DE QUALITE ET GOUVERNANCE

Dans le cadre du Plan Sénégal Emergent, la problématique d’une administration publique efficace, efficiente, neutre et au service du développement avec des outils et des procédures rénovées se pose avec acuité.
En effet, l’administration se doit d’être plus orientée vers la satisfaction des besoins des populations et faire preuve surtout de plus de réactivité et de transparences dans ses transactions avec le secteur privé, moteur de la croissance économique.
C’est ainsi que la mise en place d’un environnement des affaires favorable au secteur privé a constitué un élément clé de la politique des gouvernements successifs.
Or, Les résultats enregistrés par le pays ne sont pas encourageants. Le rapport «Doing Business 2014» classe le Sénégal 178ème sur un total de 189 pays. Au plan Africain, le Sénégal se classe au rang de 39ème sur 47 pays.
D’où la nécessité de finaliser les réformes pour un environnement des affaires propice et une plus grande compétitivité de l’économie nationale.
C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire le pacte pour l’émergence et la compétitivité signé récemment entre le gouvernement et les syndicats et le secteur privé. Mais il faut aller plus loin nous voulons atteindre les objectifs du PSE.
Les panélistes feront l’état des lieux des différentes réformes envisagées dans l’administration publique avant de faire des propositions pertinentes à l’instauration d’institutions fortes et réactives en inspirant des bonnes pratiques.


PANEL N°3 : QUEL SCHEMA DE FINANCEMENT  POUR L’EMERGENCE ECONOMIQUE DU SENEGAL ? LA QUESTION DES NOUVELLES REGULATIONS ECONOMIQUES, DU DEVELOPPEMENT DES PPP, DE  L’EPARGNE, DE L’INVESTISSEMENT ET DES MARCHES FINANCIERS.

Pendant très longtemps, le budget de l’Etat a été la source principale de financement du développement économique et social du Sénégal. Cette situation s’est fortement accentuée au cours des quinze dernières années grâce aux importantes réformes enregistrées dans les régies financières de l’Etat (Douane, Trésor et les Impôts et domaines) qui ont permis de multiplier les recettes fiscales par cinq.  
Dopés par cette embellie, les gouvernements successifs se sont inscrits dans une dynamique de rattrapage. C’est ainsi qu’un vaste programme d’investissements publics a été mis en place, facilité par l’atteinte du point d’achèvement de l’IPPTE en 2004 suivie de l’IADM en 2006. Par ailleurs,  l’Etat a fait un important effort dans le renouvellement du personnel public et le régime indemnitaire des agents de l’Etat, bloqués durant la phase ajustement structurel des années 1980 et 1990.
Cependant, force est de constater qu’aujourd’hui il y a un essoufflement dans le rythme d’accroissement des recettes budgétaires et en aucun cas, le profil budgétaire actuel ne peut pas permettre au Sénégal  de réaliser les taux de croissance de plus de 7 % tant attendus. Le niveau des ressources publiques ne permet pas des investissements nécessaires à la réalisation de l’émergence économique d’autant plus qu’une bonne partie de celles-ci sert à couvrir les charges salariales et le service de la dette publique.
D’où l’urgence de trouver de nouvelles sources de financement pour desserrer l’étau. Existe-t-il «des niches d’inefficacités » dans la dépense publique ? Le financement concessionnel est-il une alternative viable ? Quel type de partenariat avec le secteur privé. ? Quelle stratégie mettre en place pour mobiliser l’épargne nationale? Faut-il recourir à la notation pour faciliter l’accès aux financements internationaux ?
Les différentes interventions dans ce panel devraient apporter des réponses pertinentes à toutes ces questions tout en faisant autant que possible du « benchmarking » auprès de pays émergents qui présentaient le même profil que le Sénégal.


 

PROGRAMME INDICATIF

Journée du 12 février 2015

Analyse du PSE : efficience de la gestion macroéconomique, sécurité, cohésion sociale et intégration

 1/Les axes de développement économique du PSE

Analyse comparée des dynamiques des voies de l'émergence : expériences brésilienne,      chinoise, mais aussi marocaine dans le cas d’un pays pré-émergent. Quelles leçons pour le Sénégal ?

 2/ Rôles de la  cohésion sociale, de la vision partagée et de la société civile dans la  voie vers l’émergence.

 3/La consolidation de la sécurité régionale,  les réponses aux défis environnementaux  et l’intégration économique.

Les  facteurs incontournables pour une mise en œuvre effective du PSE : modernisation de l’Etat, réforme de l’Administration, gestion opérationnelle de qualité et gouvernance :

(i)     Quelles réformes  de l’Administration  pour un environnement des affaires propice ?
(ii)     Quels outils de pilotage pour l’administration de l’émergence? Expériences partagées avec les administrations de pays amis.

 

8h30-9h00 : Accueil et installation des invités
9h00-10h30 : Cérémonie officielle
Mot de bienvenue : M. Yoro DIA, Président de l’AS-ENA        
Mot du Président d’ENA Afrique                                                     
Mot du Représentant de la France                                                  
Mot du Représentant de la R. P. Chine                                                
Keynote : M. Mbaye, Doyen FASEG                               
Mot de Amadou L. LOUM, ancien Premier Ministre, Modérateur Général du Colloque
Discours d’ouverture de S.E. Monsieur Macky SALL, Président de la République                              

10h30-11h00 : Pause café

11h00-13h00 : PANEL 1 : Gestion macroéconomique, sécurité, cohésion sociale et intégration dans le PSE
Président de séance : M. El Hadji Ibrahima SALL, ancien ministre, Président Université Polytechnique
Intervenants :
EL Abdou SAKHO ancien Commissaire UEMOA
Djiby Diakhaté, Sociologue
Général seck, ancien CEMGA et ambassadeur
Expert chinois
Aliou Faye, directeur CEPOD/MEF

13h00-14h30 : Pause déjeuner
14h30-16h30 : PANEL 2 : facteurs de succès pour une mise en œuvre effective du PSE : Gouvernance, modernisation et réforme de l’Etat

Président de séance : M. Abdou Aziz TALL
Intervenants :
DOUBI Mohamed, Conseiller diplomatique du MAE marocain
Mountaga SY, DG APIX sa
Abdoulaye SAKHO 
TED
Représentant du FMI

16h30-16h45 : Pause Café

16h45-18h45 : PANEL 3 : Quel schéma de financement  pour l’émergence économique du Sénégal ?

Président de séance : M. Madani TALL, ancien Directeur des opérations de la Banque mondiale
Intervenants :
Expert francais
Mansour KAMA, président du CNES
Abdoulaye Dieng, DGCPT 
Aly Mbaye, Doyen FASEG   
Seydina TANDIAN, DG Agence WARA 
Ousmane B SANE, Président BRVM

19h00 : Départ vers la résidence de France

19h30 : Cocktail à la résidence

Journée du 13 février 2015

Quel schéma de financement  pour l’émergence économique du Sénégal ? La question des Nouvelles Régulations économiques, du développement des PPP, de  l’épargne, de l’investissement et des marchés financiers.

1/l’APD: portée et limites.

Quelles alternatives  et solutions innovantes aux besoins de financement de l’Etat ?

2/  Développement du Marché financier Régional, promotion de l’épargne locale et recours aux marchés financiers internationaux.

3/ L’Etat et le secteur privé : une intimité nécessaire à l’émergence ?

9h00-10h00 : CLOTURE
Synthèse du rapporteur Général
Mot du Président de l’AS-ENA

Président de séance : Amadou L. LOUM

Participants : Tous les membres:

10h00-10h30 : Pause Café

10h30-13h00 : ASSEMBLEE GENERALE ENA AFRIQUE    
Président de séance : Un président d’honneur
Participants : Tous les membres:

13h00-14h30 : Pause déjeuner

15h30-18h00 : Visite de Gorée

19h00 : Cocktail offert par S.E. M l’Ambassadeur de la République de Chine Populaire

Le programme général du colloque est transmis à titre indicatif, un programme détaillé vous sera communiqué le jour J.

 www.asenaf.org
 


 

2 mai 2013

J'ai eu le plaisir de participer ce jour à un déjeuner avec Axel ESSID,  le stagiaire de l'ENA  à Abidjan dont le séjour expire à la fin de ce mois.

Déjeuner très amical rehaussé de la présence de notre Doyen et ami Marcel KODJO ( Promotion Robespierre) et extrêmement enrichissant grâce aux  brillantes analyses de notre frère et ami Noël Guetat et de AXEL qui s'est pris de passion pour les questions religieuses.

Communiqué de presse

Le SNGRC fait ses adieux à Moktar Lam, fonctionnaire au PNUD

 

 

   

   

 

 

Dîner-débat du 19 janvier 2013

 
  
 

L’association Sénégalaise des Anciens Elèves et auditeurs de l’ENA de Paris (AS-ENA) a organisé, le 19 janvier 2013 à Dakar, sa rentrée solennelle sous le thème : « Quelle politique de sécurité et de défense dans l’espace CEDEAO, au regard des menaces post- printemps arabe ».

Cet atelier, présidé par M Moussa SINKO  COULIBALY, Ministre Malien de l’Administration, de l’Aménagement du territoire, de la décentralisation et de la déconcentration, a enregistré la participation d’importantes personnalités politiques, diplomatiques, universitaires,  médiatiques, administratives, et de la société civile.

Les échanges très riches ont permis de passer en revue, d’une part la corrélation forte entre la sécurité et le développement économique des Etats et, d’autre part de mettre le focus sur l’émergence des nouveaux défis en matière de sécurité en Afrique.

Au cours des débats, tous les intervenants se sont félicités de l’intervention de la France au Mali sans laquelle, toute la sécurité de l’espace régional serait durablement hypothéquée. Quelques intervenants n’ont pas manqué de regretter que cette intervention de la France soit devenue indispensable par l’incapacité des Etats pris individuellement à faire face au défi sécuritaire et le manque de réactivité du mécanisme de défense communautaire de la CEDEAO qui, pourtant prévoyait une force en attente de 2700 hommes.

Faut-il le rappeler Al Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi), le  Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’ouest  (Mujao) et Ansar Dine ont profité de la situation de confusion dans la région Nord du Mali pour renforcer leur présence et agir en toute liberté sur la bande sahélo sahélienne (8 000 000 Km carrés de désert et de montagne).  

Grâce aux trafics criminels en tout genre (drogue, rébellion trafic d’armes, immigration clandestine, terrorisme, etc.), ces mouvements ont des capacités financières et militaires qui leur permettent d’échapper complètement au contrôle des pays fragilisés par :

-         une porosité des frontières ;

-         une incapacité des Etats à apporter des réponses adéquates aux besoins des populations en services de base sur l’ensemble de leur territoire national respectif;

-         un taux de chômage élevé auprès des jeunes ;

-         de fortes inégalités sociale et géographique ;

-         une faiblesse de l’état de droit et de la gouvernance ;

-         une exacerbation des mouvements indépendantistes.

Tout en se félicitant de l’intervention décisive de la France, l’atelier a beaucoup insisté sur le rôle crucial que la CEDEAO, les Etats africains et les populations africaines devraient jouer dans la prise en charge du défi sécuritaire dans l’espace régional. Il ressort des échanges les recommandations suivantes :

-         le fonctionnement immédiat du mécanisme sécuritaire  de la CEDEAO (mettre en place un mécanise de financement pérenne, rendre opérationnelle la force en attente, signer des accords de défense avec les autres puissances régionales, initier un cadre de coopération technique et financier avec les PTF) ;

-         la prise en charge  du système de sécurité  au sein des frontières en renforçant la coopération transfrontalière (brigade unifiée, échanges d’information, fixation check-points pour contrôler les mouvements de population) ;

-         l’initiation de programmes pluriannuels pour l’équipement des armées nationales ;

-         la sensibilisation des populations sur les questions sécuritaires (nouer un partenariat avec les sociétés civiles, les religieux, etc.) ;

-         la présence de l’Etat sur l’ensemble du territoire, le cas échéant, par la consolidation de la politique de décentration et de déconcentration.

A la fin de l’atelier, l’AS-ENA a donné rendez-vous au public dans deux mois sur un autre sujet d’intérêt majeur.

 

Amadou Lamine SY

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