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Associations étrangères

Hongrie

 

Date de constitution : mars 2003

Président : Gabor SZEPLAKI-NAGY (1992)

  • Procureur

 

Parquet général de la République de Hongrie
H- 1055 Budapest, Markó u.16
Tel : 36 1 30 685 9769

szeplakinagy.gabor@mku.hu

Vice-présidente : Adrienn KEZMARKI (2010) 
Vice-président : Pàl BOZA (CIC 2005) 


 
« Association des anciens élèves hongrois de l’ENA » 
and 
Institut Français
 
Invite you to a conference followed by a reception 
On Thursday 25 September at 5pm
At the Institut Français
 
The New Strategic Landscape in the Middle East
A look at how the conflicts, the polarisation of societies
and regional rivalries are shaping the Middle East
 
Opening remarks:
S.E.M. Roland GALHARAGUE
Ambassador of France in Hungary
 
 
Amb. Csaba CZIBERE
Head of Middle East and North Africa Department, 
Hungarian Ministry of Foreign Affairs and Trade
 
Dorothée SCHMID
Research fellow responsible for the Turkey program at IFRI 
(Institut Français des Relations Internationales), Paris
 
Karim Émile BITAR
Senior research fellow at IRIS (Institut des Relations Internationales et Stratégiques), Paris and editor-in-charge of « ENA hors les murs »
 
Erzsébet N. RÓZSA
Senior research fellow at the Institute for Foreign Affairs and Trade, Budapest
 
***
Address: Institut Français, 1011 Budapest, Fő utca 17

 


 
Réunion de la Confédération des associations des anciens élèves de l’ENA
du 22 au 24 juin 2012 a Budapest

 

La réunion annuelle de la confédération des associations des anciens élèves de l’ENA s’est déroulée cette année à Budapest, en Hongrie en présence d’une quinzaine d’associations d’anciens élèves. La réunion a eu lieu à l’Institut Français de Budapest, suivie d’une réception par la secrétaire d’État aux affaires européennes au Ministère des affaires étrangères hongrois.


La rencontre s’est poursuivie par une conférence sur les modèles de formation en administration publique en France et en Hongrie avec la participation de l’ENA, de l’Université Nationale de Service Public (NKE) de Budapest et de l’Institut National d’Administration Publique (NKI) de Budapest.


La réunion de la confédération s’est clôturée par une visite du Parlement hongrois.

 

 

Dans le cadre de la conférence sur les modèles de formation en administration publique en France et en Hongrie, les interventions suivantes ont eu lieu à l’Institut Français de Budapest :

   

A l’ouverture de la conférence les mots de bienvenue ont été prononcés par M. Gábor Széplaki-Nagy, président de l’association des anciens élèves hongrois de l’ENA, par M. András Nemeslaki, vice-recteur en charge des relations internationales de l’Université Nationale de Service Public (NKE) et par M. François Laquièze, conseiller de coopération et d’action culturelle et directeur de l’Institut Français de Budapest. Ensuite, un échange de mémorandum d’entente a eu lieu entre Mme Jaqueline Repellin, chef du Département Europe de la Direction des relations internationales de l’ENA et M. Andras Nemeslaki, vice-recteur chargé des relations internationales. Ce mémorandum a été conclu au mois de mai entre l’Université Nationale de Service Public et l’École nationale d’administration en vue d’une future coopération.

Les interventions dans le cadre de la conférence ont porté sur les sujets suivants :

 

  1. L’établissement d’une formation unifiée de service public et les perspectives historiques : M. Ferenc GAZDAG, Professeur à l’Université Nationale de Service Public :

 

Le contexte dans lequel s’inscrit la création de l’Université Nationale de Service Public

L'Université Nationale de Service Public (NKE) a été décidée par le gouvernement par le décret du 1278/2010 (XII.15), sa création a été prévue par la Loi de 2011 XXXVI sur l'Université nationale de Service Public et sur l'enseignement supérieur de l'administration publique, de la police et militaire.

 

L'Université Nationale de Service Public (NKE) a commencé ses enseignements en tant qu’institution d'éducation et de réflexion du service public hongrois au 1er janvier 2012. En dépit d'être la plus jeune institution d'enseignement supérieur de Hongrie, elle dispose également d’une véritable tradition, car elle a été créée par le regroupement des trois facultés déjà existantes et bien établies : l’Université Militaire Zrínyi Miklós, la Faculté de la Police nationale et la Faculté d'administration publique de l'Université Corvinus de Budapest. Cette nouvelle université se veut aussi le successeur d’ « Academia Ludoviceum » (Magyar Ludoviceum - Hadi Academia), et d’une institution des sciences de l’administration publique fondée en 1821 alors connue sous le nom Sciences « Politico-Cameralis » issues d’une tradition du XVIII siècle.

 

La mise en place de l'université ouvre la porte à une structure plus intégrée de l'éducation dans le domaine de premier cycle (baccalauréat) et des cycles supérieurs (maîtrise, doctorat) ainsi que des programmes d'éducation spéciale, la formation continue et permanente. Cette intégration sert aussi à la mobilité et la transparence des évolutions de carrière y compris des officiers militaires et de police et des fonctionnaires. L'école fonctionne en étroite collaboration avec le gouvernement hongrois garantissant un personnel de qualité à l'administration centrale et locale pour les besoins du gouvernement et de l'État.

 

En dépit d'être un établissement d'enseignement supérieur traditionnel, l'Université Nationale de Service Public (NKE) présente plusieurs traits distinctifs, ce qui la rend unique. Tout d'abord, l'école est dirigée par un conseil de trois ministres (le ministre de l'Administration Publique et de la justice, le ministre de la Défense et le ministre de l'Intérieur).

 

Deuxièmement, NKE souhaiterait aussi renforcer les liens entre l'éducation et le service public, la théorie et la pratique. L'université se trouve actuellement sur trois campus, mais le projet vise à intégrer ces trois sur un seul campus moderne du 21ème siècle se trouvant sur l’ancien site de l’Académie Ludovika.

 

Enfin, les attentes vis-à-vis de l’université, c’est que la formation de service public réponde aux besoins des administrations. Cette orientation s’inscrit dans les changements stratégiques de l’enseignement supérieur qui se veut plus proche des attentes des employeurs en général et du marché de l’emploi. La formation de NKE se veut intégrée pour le service public y incluant l’administration publique, la sécurité publique, la défense et la sécurité intérieure pour un développement de la formation de qualité et aussi avec une interconnexion entre les différents domaines.

 

Quelques réflexions sur l'État et ses institutions, ainsi que sur les débats actuels.

 

A ce sujet, il y a une dimension importante concernant la structure étatique de pays d’Europe centrale suite au changement de régime, plus particulièrement les relations entre la qualité des structures étatiques et le processus du changement de régime eu égard plus particulièrement au cas hongrois.

 

Le rôle de l’État et son importance actuelle sont des sources de débats continuels en Hongrie, surtout autour des élections. La dégradation de la qualité des services fournis par l’État aux citoyens, la justice, l’armée, le système financier, même la désintégration des structures sociales sont tous des facteurs qui pourraient entraîner la déstabilisation de l'État, et pourrait avoir comme conséquence d’influencer le résultat des élections. Bien sûr, la déstabilisation n'est pas l'anarchie, mais en Hongrie, cette désintégration au cours des années 2000 a pris une ampleur considérable.

 

Si un « sous-système » ne fonctionne pas correctement, cela ne signifie pas la fin de l’État, car un autre « sous-système » peut le compenser. Dans les États baltes ou l'Ukraine, devenir un État-nation récent solide peut compenser les problèmes des difficultés économiques. Mais devenir un État-nation n'est pas toujours suffisant. La Russie est devenue un État-nation avec la désintégration de l'empire ; avec l’affaiblissement de l’État est apparu le problème lié aux oligarques. L’État est protégé contre les oligarques avec les méthodes de Poutine qui du point de vue occidental ne sont pas les plus « démocratiques ». Les petits État – étant donné leur taille – ont d’autres préoccupations, plus particulièrement celles liées à leur langue, culture et souveraineté.

 

Alors que pendant les années 90, elle a été l’exemple de la transition de la dictature vers la démocratie dans la région d’Europe centrale et orientale, pour 2010, la Hongrie est devenue le laboratoire de la déstabilisation de l’État, un cas d’école des structures dysfonctionnelles de l’État.

 

Les services des institutions publiques sont en dégradation. Nous ne savons pas exactement où se trouvent les limites psychologiques et fonctionnelles du rôle de l'État, mais il est certain que les citoyens vivent cette expérience avec beaucoup d’incertitude.

 

L'affaiblissement des fonctions de service public est causé directement par des déterminants sociaux et économiques. La privatisation effrénée des actifs de l'État à la suite des années 90, les recettes de « thérapie de choc » « libérale » utilisant la privatisation accélérée de l'État l'a privé de ressources financières nécessaires aux services publics. Nous savons maintenant que le démantèlement de la propriété d'État était basé sur des mauvais calculs et la société a payé un prix énorme pour ces mauvaises décisions.

 

La dégradation des services publics est également frustrante, parce que dans le même temps les services des opérateurs privés (par exemple, relations avec la clientèle, la communication, les délais) se développent de plus en plus. Tandis que les attentes vis-à-vis des collectivités, la justice, la santé augmentent, ces institutions peinent à assurer un service adéquat, leur performance diminue en grande partie à cause de la crise morale (quels sont les objectifs de la société auxquels ces institutions doivent répondre) et budgétaire dans laquelle elles se trouvent. On observe également une confusion entre les responsabilités publique et privée dans le cas où une collectivité locale doit réparer les dommages causés par des opérateurs privés (notamment dans les cas environnementaux).

 

Il est possible de citer la crise morale du système financier, une crise de confiance vis-à-vis des banques, la fragmentation de la société, laquelle n’est pas seulement le symptôme, mais aussi la cause de la déstabilisation de l’État. Si la population voit son environnement sans perspective et injuste, elle est plus encline à se réfugier dans des comportements déviants pour la société.

 

De quel État ont besoin ces pays en transition? Et les pays en crise? Qu'entend-on par l'État et la souveraineté au 21ème siècle?

 

Dans les moments de crise, au lieu d’affaiblir la fonction publique et les services publics, il est important de renforcer les fonctions de l'État dans les limites des possibilités budgétaires. Le but serait de les réorienter vers les fonctions les plus essentielles d’un État providence efficace pour la sauvegarde des fonctions essentielles d’un État de droit « constitutionnel et démocratique » afin de prévenir la dislocation et la désintégration chaotique des États et des sociétés.

 

2.Les missions et les objectifs de la formation assurée par l’Institut National d’Administration Publique, M. Gergely KOLTÁNYI (Directeur par intérim de l’Institut National d’Administration Publique)

 

Un grand chantier dans la gestion de l’administration publique hongrois est la mise sur pied de la nouvelle Université Nationale de Service Public dont la vocation est la formation initiale de la nouvelle génération des fonctionnaires hongrois. Il ne faut toutefois pas négliger la formation continue des fonctionnaires actuels, qui est assurée par l’Institut National d’Administration Publique depuis 1998. Eu égard aux évolutions récentes dans la formation des adultes ce système de formation nécessite également des réformes.

 

C’est dans cette esprit de modernisation qu’en 2012 le Centre du Personnel sera créé sur la base de l’institut actuel pour remplir trois fonctions principales : (i) assister les diverses organismes de l’administration publique dans leur gestion des ressources humaines ; (ii) gérer la formation continue, y compris celle des hauts fonctionnaires et des cadres dirigeants ; (iii) promouvoir le dialogue social et la  procédure de conciliation dans l’administration publique.

 

Dans ce cadre, cinq objectifs stratégiques ont été fixés. Premièrement, la réforme de la gestion des ressources humaines avec l’adoption de nouveaux outils (notamment le système  informatique humain, et le « controlling » humain). Deuxièmement, la haute qualité des fonctionnaires sera assurée par une procédure de sélection améliorée ainsi qu’un programme de stages et de bourses. Troisièmement, le développement du personnel sera assuré par une formation continue moderne et par un système de concours internes. Ensuite, l’évaluation de performance, un système de primes ainsi qu’une méthodologie de gestion de carrière fondée sur les capacités personnelles garantira un progrès professionnel sur mesure. Finalement, le soutien de la carrière inclue également la prise en charge et le suivi en cas de licenciement.

 

L’institut travaille en coopération étroite avec l’Université Nationale de Service Public. C’est l’université qui assure la formation académique de la nouvelle génération des fonctionnaires en délivrant des diplômes grade de licence, master et de doctorat, tandis que l’institut est chargé des programmes des stages et des bourses (d’environ un an) pour créer un pont entre le monde académique et l’administration publique. C’est également l’institut qui est responsable de la formation continue et des concours internes des fonctionnaires, ainsi que d’un programme des hauts fonctionnaires et des cadres dirigeants (de 18-24 mois).

 

En résumant ces réformes, M. Koltányi a remarqué que l’administration publique hongroise s’est approchée du modèle français avec une gestion de carrière globale.

 

3.Programme de bourse de la fonction publique hongroise et les relations avec l’ENA : Mme Erzsébet VAS (Directeur du Bureau de programme de bourse d’administration publique hongroise), projet cofinancé par l’Union européenne (AROP-2.2.12-2011-2011-0001)

 

Le programme

 

Le premier programme a été créé par un décret gouvernemental du 27 décembre 2010 (n°336/2010), son objectif est de recruter des jeunes diplômés parlant des langues étrangères et qui ont un esprit de service public et une vocation à travailler dans la fonction publique hongroise. Ce projet a été cofinancé par l’Union européenne et soutenu par le ministère de la Justice et de l’Administration publique. A la suite du programme, des postes dans la fonction publique hongroise étaient proposés aux jeunes diplômés.

 

Le programme avait 2 étapes, 1 stage de 6 mois dans la fonction publique hongroise (dans différentes institutions : ministères, services déconcentrés, organismes publics), ensuite un autre stage de 4 mois à l’étranger, dans les administrations publiques des pays membres de l’Union européenne. L’ENA était, dans le cadre de ce programme, le partenaire français avec qui les placements pour les stages dans différents administrations publiques ont été organisés. Le premier programme a démarré en février 2011 et s’est terminé en décembre 2011. Plus de 90% des boursiers aujourd’hui sont employés dans l’administration hongroise.

 

A la suite de l’appel à candidature, il y a eu 1500 candidats dont 270 boursiers qui ont été sélectionnés pour participer à ce programme.

 

Le contenu des préparations au programme consiste en des enseignements en E-Learning (axé sur le droit et la connaissance sur l’administration), des formations de développement de compétences personnelles et des connaissances sur l’Union européenne.

 

Parmi les boursiers, 24 ont eu un statut spécial en tant que « Roms » ; leur participations a été financée par un autre projet de l’Union européenne ("L’emploi des Roms dans la fonction publique et dans la justice"). Pour eux, la connaissance des langues étrangères n’a pas été un critère de sélection, mais ceux qui avaient une capacité linguistique suffisante dans une langue étrangère pouvaient participer à la phase à l’étranger. Le reste des boursiers du programme ont eu la possibilité de faire un voyage d’études à Bruxelles pour mieux connaitre les institutions européennes.

 

Le deuxième stage à l’étranger

 

Le stage à l’étranger par pays d’accueil

 

Nombre de boursiers

Pays

Autriche

17

Belgique

22

Bulgarie

2

Chypre

4

République tchèque

6

Danemark

2

Estonie

5

Finlande

11

France

17

Grèce

5

Pays-Bas

2

Irlande

2

Pologne

14

Lettonie

6

Lituanie

2

Malte

4

Allemagne

56

Italie

12

Portugal

5

Roumanie

1

Espagne

13

Suède

5

Slovaquie

9

Slovénie

1

Royaume-Uni

2

Non-participants

23

 

Total

248

 

 

D’après les résultats, le stage à l’étranger a eu beaucoup de succès : dans le cadre du programme, 176 accords de coopération ont été conclu avec des partenaires étrangers. Les partenaires étrangers ont établi un programme de stages et ont suivi avec attention les boursiers ayant des expériences exceptionnelles et ont pu recueillir de bonnes pratiques et des exemples à suivre pour l’administration publique nationale, de même que de rencontrer une autre culture administrative et de travail.

 

Les partenaires étrangers ont trouvé cette initiative intéressante et ont volontiers participé à ce programme. Le partenaire le plus important a été l’Allemagne qui a accueilli le plus de boursiers (56), suivi par la Belgique (22), l’Autriche (17) et la France (17).

 

Les relations avec l’ENA dans le cadre du programme de bourse.

 

Pour participer au programme en France, l’Institut National d’Administration Publique a sélectionné 10 candidats qui avaient une connaissance de la langue française suffisante pour participer à un stage de 4 mois et s’est rapproché de l’ENA pour organiser la partie française du programme dans le cadre d’une signature d’un accord de coopération. L’ENA a été rémunérée pour ses services dans le cadre de ce projet.

 

L’ENA a évalué par vidéoconférence le niveau de la langue française des candidats et leurs autres compétences. Le comité de sélection s’est réuni à Strasbourg et le responsable de l’institut suivait, de Paris, le déroulement de l’évaluation.

 

Le niveau d’exigence a été très élevé, particulièrement sur la connaissance de la langue française ; finalement 7 candidats ont été sélectionnés. Les structures d’accueil ont été des organismes prestigieux :

-       Ministère de l’Agriculture

-       Conseil régional des Pays de la Loire

-       Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires,     Services du premier Ministre

-       Conseil régional de Rhône-Alpes

-       Lille métropole Communauté Urbaine

-       Ministère du budget et des comptes publics, Direction générale des finances publiques

 

Avant de commencer leur stage, les boursiers ont suivi une semaine de cours d’intégration pour connaitre les spécificités de l’administration française.

 

L’Institut National d’Administration Publique a beaucoup apprécié de collaborer avec l’ENA et souhaiterait continuer à coopérer également dans l’avenir.

 

4.« Mes expériences boursières à Lyon » par Zsófia NÉMETH (Ancienne boursière du Programme de bourse d’administration publique hongroise)

 

« Je suis arrivée à Lyon, au chef lieu de la Région Rhône-Alpes après un séjour d’une semaine à Paris à l’ENA, rue de l’Observatoire où nous avons eu une introduction à la vie administrative française.

 

J’ai passé donc mon stage de six mois au Conseil Régional, au Département de coopération internationale et européenne. J’ai travaillé dans le cadre du projet de « Quatre moteurs de l’Europe » lequel a couvert la coopération politique des régions de Lombardie, de Catalogne, de Bade-Wurtemberg et de Rhône-Alpes. Mes tâches concernaient la coordination des domaines d’action de l’Union européenne, la mise en conformité des points de vue régionaux et leur analyse.

 

J’ai participé également aux événements organisés par le Conseil Régional.

 

Étant donné que j’étais la seule personne étrangère pendant cette période au Conseil Régional, je dois vous avouer que j’ai eu quelques problèmes pour m’adapter au style français de travail. Aussi, l’utilisation permanente des sigles utilisés me posait encore des problèmes, car celui qui ne connait pas vraiment les sigles, est perdu dans le labyrinthe de l’administration.

 

Après un choc au début, j’ai rattrapé mes collègues français, en apprenant qu’il faut monter un projet bien structuré, décomposé par minutes, parce que sans cette organisation il est très difficile de travailler, il est même inutile d’ouvrir l’ordinateur.

 

Malgré des difficultés, j’ai été récompensée par l’amabilité des collègues français, l’ambiance de travail, les tâches passionnantes, la beauté et la richesse gastronomique de la ville de Lyon.

 

Je peux conclure que j’ai eu la chance de passer mon stage à Lyon parce que j’ai beaucoup appris sur l’administration française et j’ai découvert une région de la France très riche en culture et en gastronomie. »

 

5.La formation d’administration publique en France assurée par l’ENA : Mme Jacqueline REPELLIN (Chef du Département Europe à la Direction des relations internationales)

 

Du côté français, Mme Jacqueline Repellin, Chef du Département Europe à la Direction des relations internationales, a présenté les évolutions récentes de l’École Nationale d’Administration.

 

La classe préparatoire “égalité des chances”, spécifiquement réservée aux étudiants boursiers méritants issus de milieux sociaux modestes permet à l’ENA de diversifier son recrutement. L’ENA se rapproche des universités et met en place des masters en coopération avec ces universités dans le souci d’accroitre la visibilité internationale de sa formation.

 

Le système des cycles internationaux vient d’être réformé, notamment par la fusion de l’ancien Cycle International Court et l’ancien Cycle International d’Administration Publique.

 

Finalement, Mme Repellin s’est félicité du nouveau dynamisme qui caractérise la coopération entre l’administration hongroise et l’ENA depuis 2010.

L’intervention sur l’ENA se trouve sur www.ena.fr.

 

 

A la suite de la conférence, une réception a été donnée à la Résidence de France par l’Ambassadeur de France, M. Roland Galharague.

 

Emese Fésüs

 

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